Écrit par Alice et Fred  |  Mis à jour le 13 mai 2022
Temps de lecture estimé : 8 minutes

Rhythmic Healthy Lifestyle (RHL), le mode de vie vertueux pour notre santé

L’énergie assimilée via l’alimentation se voit fortement influencée par l’horloge biologique. Cela est dû au cycle naturel des enzymes et des hormones de l’organisme. Les hormones participent à réguler les glucides, lipides, protides, et ce en traitant différemment les aliments le matin, le midi, le soir ou même la nuit. Apportés quand les cellules en ont besoin, les nutriments maintiennent ainsi l’équilibre alimentaire. Notre organisme métabolise au moment opportun les nutriments consommés, sans que ces derniers soient stockés.

Aussi, nous accordons beaucoup d’importance au fait d’avoir une alimentation la plus équilibrée possible et associée en tant que faire se peut à l’aspect environnemental (production locale, produits si possible Bio, aliments de saisons, le moins possible de produits transformés, moins de viande rouge voire plus du tout…).

Nous veillons également au quotidien à mettre au repos notre organisme et les organes qui le constituent. Cela permet de ne pas fatiguer prématurément l’organisme en raison des nombreux repas ingérés. Aussi, nos organes sont mieux préparés à digérer les repas suivants.
Notre organisme est une belle machine qu’il faut apprendre à entretenir et à mettre au repos quand c’est nécessaire.

Adopter le mode de vie sain et rythmé

Cela fait plusieurs années que nous vivons au quotidien en étudiant les différents travaux scientifiques qui fleurissent au fil des années. Cela nous permet d’en tirer des enseignements précieux pour améliorer nos conditions de vie. En nous appuyant sur ces travaux, nous avons établi un mode de vie que nous appelons le Rhythmic Healthy Lifestyle (RHL). Cela peut se traduire par « mode de vie sain et rythmé ».

Le Rhythmic Healthy Lifestyle est un outil flexible, que chacun est susceptible de s’accaparer pour guider ses choix pour une meilleure hygiène de vie. Cet outil est amené à évoluer et à se préciser au grès des publications de santé étayés par des études scientifiques. C’est un mode de vie et une démarche d’amélioration continue. Il implique une veille constante en matière de santé.

C’est un mode de vie vertueux que nous avons élaboré, permettant de concilier 4 notions fondamentales :

  1. Fournir à notre corps les bons apports énergétiques aux bons moments de la journée
  2. Alterner au quotidien les phases d’alimentation sur une amplitude horaire maitrisée
  3. Adoptez des règles hygieno-diététiques saines, à l’écoute des avancées de la science humaine, respectueuses de l’environnement,
  4. Savoir mettre notre organisme au repos la nuit durant notre sommeil et aussi durant la journée

La composition des plats comme leur préparation, l’horaire de prise des repas, la répartition des apports énergétiques, l’activité physique mais aussi les temps de repos accordés à l’organisme ont chacun leur importance. Globalement, suivre ce mode de vie permet d’organiser et de vivre des journées plus saines, en faisant suffisamment d’exercice physique.

Un bon petit-déjeuner permet de mieux réguler nos autres prises alimentaires du quotidien

Assiette de petit-déjeuner composée de banane et fraises

Au réveil et toute la matinée, la glycémie (quantité de sucre dans le sang) reste stable. Il est donc inutile de consommer des glucides rapides. En revanche, à ce moment de la journée, l’organisme sécrète des enzymes spécifiquement dédiées à la digestion et à l’assimilation respectivement les lipides et les protéines. On a donc besoin de glucides lents qui, sous l’effet des protéines et des lipides en guise de carburant, vont actionner la construction de nos membranes cellulaires. De plus, le fait d’associer des protéines et des lipides va abaisser l’Index Glycémique (IG) du repas et ainsi permettre d’éviter le coup de pompe.

Le consensus scientifique précise que le petit-déjeuner participe fortement à modérer l’apport énergétique journalier. Un pourcentage plus élevé de calories consommées le matin participe à réguler les autres prises alimentaires du quotidien. Cela permet ainsi à modérer l’appétit sur toute une journée et à avoir bien plus d’énergie si l’on maintient une nutrition adaptée.
Le petit-déjeuner recharge l’organisme en nutriments après la période de jeûne nocturne que représente la nuit de sommeil. Aussi, négliger le petit-déjeuner favoriserait notamment un indice de masse corporelle plus élevé.

Concrètement, le matin nous prenons notre petit-déjeuner dans l’heure qui suit le réveil. Nous mangeons des céréales à IG bas comme des biscottes de seigle bio ou du pain complet. Comme source de protéines, en complément du fromage, on consomme des oléagineux/graines. On y associe du lait végétal, un yaourt, et un fruit dont sa richesse en fibre va baisser l’IG du repas. Pas de sucre, ni de lait.

Un minimum de 4 heures et jusqu’à 5 heures maximum distancent notre petit-déjeuner du déjeuner.

Le midi nous privilégions les protéines, les fibres et les glucides à assimilation lente

Le corps est plus apte à synthétiser les glucides à assimilation lente durant la première moitié de journée. Nous consacrons la consommation de féculents, produits céréaliers et autres glucides à IG bas aux deux premiers repas de la journée, mais tout particulièrement au déjeuner. En effet, consommer trop de glucides le matin favorise la prise de poids.
Aussi, l’organisme est plus à même de gérer les apports caloriques durant le déjeuner plutôt que le dîner.

Le midi, le corps continue de sécréter des protéases nécessaires au développement des membranes cellulaires. Il est donc important de continuer à manger des protéines (si possible animales et végétales à quantité égale) importantes pour le capital musculaire. Les besoins en lipides sont moindres à la mi-journée. Les glucides à assimilation rapide sont à ce stade toujours et encore inutiles puisque le corps n’en a pas besoin. En revanche, la sécrétion d’amylases conduit le corps a avoir besoin de glucides à IG bas pour lui apporter de l’énergie.

Durant les périodes d’entrainement et compte tenu de notre métabolisme total, notre assiette du midi est bien fournie. Elle se compose pour une bonne moitié de glucides, d’un quart de légumes notamment des crudités pour diminuer l’IG du déjeuner. Le quart restant de notre assiette se compose de protéines. Le tout s’accompagne d’un filet d’huile d’olive.
En revanche, hors périodes d’entrainement, la quantité de glucides est moindre et la quantité de légumes augmente.

Dans tous les cas, l’organisme n’a aucunement besoin d’entrée, de fromage, de vin, de pain, de dessert ou de fruit. Le pain peut éventuellement être consommé en tant que féculents (mais doit être privilégié le midi plutôt que le soir).

Un délai de 4 heures minimum et jusqu’à 5 heures maximum s’écoule entre notre déjeuner et la collation.

Une collation l’après-midi nous permet d’éviter les compulsions alimentaires de fin de journée

La collation de l’après-midi intervient au moment où la fatigue fait son apparition. La glycémie reste stable jusqu’en début d’après midi, puis vers 15 h environ, l’insuline diminuent progressivement et rapidement. Pour éviter tout risque d’hypoglycémie, il est bien d’avoir un apport en glucides lents comme en glucides rapides entre 16 h et 17 h environ. Ces apports sont réalisés en quantité relative à notre dépense physique.

Cet en-cas permet de poursuivre la journée en forme et de combler les besoins énergétiques jusqu’au dîner.
C’est un petit moment de plaisir en matière de nutrition. Il permet aussi de couper la longue journée de travail et surtout de délester au maximum le dîner.  Il participe au fait de ne pas arriver affamé en fin de journée. C’est comme cela que nous parvenons à manger très léger pour le dîner.
Concrètement, nous nous interdisons les collations industrielles souvent trop riches en calories et trop pauvres en nutriments. Nous consommons plutôt une banane avec un peu de chocolat noir.

Un délai minimum d’1 heure 30 voire même de 2 heures de temps s’écoulent entre la collation et le dîner.

Le soir le Rhythmic Healthy Lifestyle consiste à manger léger, des légumes principalement, 3 heures avant de se coucher

Etale de légumes composée de carottes et de persil

Les études ont montré qu’un même repas affiche un gain calorique plus élevé lorsqu’il est consommé au dîner plutôt qu’au déjeuner.
Aussi, le corps produit très peu d’enzymes digestives le soir. Si on a correctement mangé depuis le réveil, le corps n’a physiologiquement besoin de quasiment rien le soir.
Les légumes verts, éléments pivots de nos dîners, nous les consommons juste à satiété. Ils sont le plus souvent cuits pour faciliter leur digestibilité. Nous les privilégions aux fruits, car plus simples à digérer et ils présentent une teneur en calories bien plus faibles. Nous y ajoutons très peu de féculents, essentiellement pour rassurer et alimenter le cerveau.
Le dernier repas est le moins gras et le plus léger possible. Cela permet de digérer durant les 2 ou 3 heures de temps, avant d’aller se coucher pour une nuit de sommeil de 7 à 9 heures de temps maximum.

Hors périodes d’entraînement, nous réduisons au maximum les féculents le soir. En revanche, en période d’entraînement les besoins en glucides sont un peu plus importants. Dans ce cas là, le soir, nous continuons à privilégier les féculents à IG bas (éventuellement modéré parfois) qui induisent une augmentation plus lente de la glycémie.
Si nous n’avons pas atteint notre quota de protéines en journée, alors le soir nous favorisons la consommation de poisson.

L’importance de dîner tôt pour mieux dormir grâce au jeûne physiologique nocturne

L’organisme passe de la combustion des glucides à celle des lipides quand l’appareil digestif a traité l’ultime bouchée du repas. Ce n’est que 6 à 8 heures après la dernière bouchée, que la combustion des réserves en gras intervient. Il convient de respecter une période d’alimentation quotidienne de 8 à 12 heures maximum.
Sur le plan physiologique, cela permet d’ailleurs de réduire les apports caloriques.

Manger léger signifie manger a satiété, en quantité suffisante pour éviter que l’organisme décide de stocker, en cas de manque ressenti.
Nous supprimons le dîner, si et seulement si le déjeuner était trop copieux. Dans ce cas là, il est nécessaire de s’hydrater continuellement jusqu’au coucher, en prenant soin d’avoir une nuit de sommeil suffisante.
Un repas copieux prendra 5 à 6 heures avant d’être digéré, contre 2 à 3 heures pour un repas léger.

Nous mangeons à des horaires réguliers pour aider le corps à gérer le repas suivant. Nous essayons de limiter au maximum les irrégularités alimentaires du week-end lesquelles provoquent un dérèglement du système biologique. Il s’agit pour nous de manger varié, sans nous priver et sans avoir besoin de faire des excès.



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  • Alice

    Co-auteur du blog
    Diplômée et cuisinière de métier. Passionnée par la nutrition, pratiquant le running mais aussi différentes activités sportives depuis toujours.

  • Fred

    Co-auteur du blog
    Chef de projets digitaux et runner depuis plusieurs années. Passionné par les sciences humaines et la pratique d'activités physiques en général.